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Une Coupe du monde de paracyclisme à Matane : une chance inouïe selon Alexandre Carrier 0

Brigitte Dubé - La Voix gaspésienne
L athlète matanais Alexandre Carrier en compagnie de François Gariépy, l homme qui a rendu possible la présentation des Championnats mondiaux de paracyclisme sur route à Baie-Comeau en 2010 et en 2013. Grâce à lui, Matane pourra recevoir la finale de la Coupe du monde. Photo Mélanie Labrie

L athlète matanais Alexandre Carrier en compagnie de François Gariépy, l homme qui a rendu possible la présentation des Championnats mondiaux de paracyclisme sur route à Baie-Comeau en 2010 et en 2013. Grâce à lui, Matane pourra recevoir la finale de la Coupe du monde. Photo Mélanie Labrie

Je ne sais pas si les gens le réalisent, mais c'est une chance inouïe que nous avons, estime Alexandre Carrier en parlant de la tenue de la dernière étape de la Coupe du monde de paracyclisme sur route à Matane en 2013.

Matane est passée devant des villes comme Rio de Janeiro et Los Angeles. On va parler de notre ville dans une quarantaine de pays! »

Les coupes du monde sont des étapes vers le Championnat du monde. Celui de 2013 aura lieu à Baie-Comeau, 10 jours après la finale de la Coupe à Matane.

François Gariépy à l'origine de l'événement

À la suite de la tenue du 1er Championnat du monde à être présenté à Baie-Comeau l'été dernier, Alexandre a proposé Matane pour la Coupe du monde qui aura lieu 10 jours avant le Championnat du monde de 2013, de nouveau à Baie-Comeau.

À l'origine de la présentation du Championnat mondial à Baie-Comeau, on trouve François Gariépy de Paramanic International, qui vient de Matane. Il a d'ailleurs fait ses débuts à la radio de CHRM. Il compte une trentaine d'années d'expérience à titre de communicateur. Que ce soit à Radio-Canada, TVA ou CNN, François a travaillé comme animateur, journaliste, réalisateur ou producteur à Toronto, Atlanta, New York ou Montréal. Par le biais de son entreprise, Biosphère Télévision, il produit des émissions de télé et des concepts télévisuels diffusés sur une dizaine de chaînes de télévision au Canada ou exportés sur la scène internationale. François Gariépy a entre autres participé à quatre Jeux olympiques à titre d'animateur.

Très « débrouillard », c'est le moins qu'on puisse dire, il a réussi à « vendre » Baie-Comeau comme ville d'accueil pour les compétitions de paracyclisme d'une façon assez inusitée. « L'an dernier, le Championnat devait avoir lieu à Cali, en Colombie, mais l'organisation s'est désistée à six mois d'avis, raconte Alexandre Carrier. François a proposé Baie-Comeau et a fait le pari que la ville serait prête à temps, pari qu'il a gagné avec l'aide de très nombreux bénévoles et d'une ville qui s'est impliquée dans l'enthousiasme. »

Baie-Comeau tombée en amour avec les athlètes du paracyclisme

Baie-Comeau tiendra la finale de la Coupe du monde en 2011 et en 2012 puis, retour du Championnat du monde en 2013, précédé de la finale de la Coupe du monde à Matane. « La ville de Baie-Comeau est littéralement tombée en amour avec l'événement, qui a été une totale réussite, et les athlètes, commente Alexandre. Les bénévoles ont aimé pouvoir les côtoyer et les connaître, ce qui n'est pas le cas habituellement dans des compétitions internationales.

Après les courses, les résidents invitaient les athlètes dans leurs cours. J'ai vu des Hollandais tout heureux de goûter à du saumon fumé pour la première fois. C'était extraordinaire de voir les gens fraterniser notamment avec des Japonais, des Coréens, des Français, des Britanniques, etc. ainsi qu'avec des journalistes de partout dans le monde! Plusieurs ont été frappés par l'aspect sauvage de la nature et ont promis de revenir passer des vacances. On voit donc les retombées immédiates et ultérieures d'un pareil événement.

Et quand on dit que les planètes sont alignées : le fait que l'Union cycliste internationale ait consenti à revenir à Baie-Comeau est un phénomène exceptionnel. Que Matane soit la dernière étape avant le Championnat du monde et que Baie-Comeau soit si près l'est encore plus. D'habitude, on change de pays entre les deux et là, on n'aura qu'à traverser le fleuve. Alors, je pense que tous les athlètes y seront parce qu'ils vont économiser beaucoup d'argent. Et pour moi, c'est absolument génial! Je vais courir devant mon monde! C'est un rêve un peu fou qui se réalise. Tous les athlètes voudraient que ça leur arrive, mais n'osent même pas l'espérer. »